Depuis une dizaine d'années, il y a 5 % de transactions annuelles sur le parc immobilier national, donc 95% de personnes ne sont pas concernés par ce repli de l'immobilier. les 5% concernés sont moitié vendeur, moitié acheteur.
Coté acheteur, le recul des prix de 10 à 25 % selon les secteurs ajouté à la baisse des taux en font des acheteurs gagnants.
Côté vendeur, ceux qui ont acheté avant 2005 sont bénéficiaires d’une généreuse plus value et en font des vendeurs gagnants (soit plus de 70% d'entre eux). Par ailleurs, pour ces derniers les 10 à 25% de baisse sont purement virtuels.
Restent les vendeurs propriétaires depuis 2006 vendant pour des raisons familiales, économiques, professionnelles et de prêt relais, endettés jusqu'à 40% par le laxisme des banques avec un financement à 100% voire 110% (soit moins de 30% des vendeurs). Ces derniers subissent effectivement le recul des prix.
Quand moins d'1% de la population française souffre d’un revers économique, pouvons nous parler de crise ?
Les médias confondent crise immobilière et crise de la profession immobilière qui voit toutes les semaines des agences fermer, réseau national comme indépendant.
L'immobilier demeure plus que jamais la valeur refuge la plus sécurisée du marché car la valeur d'un bien est incompressible au dela d'une baisse de 20 à 25%, à l'inverse de valeurs boursières qui accusent des pertes dépassant 80%.
Yves GILLET
Fondateur de l'Etude Immobilière