Un journaliste disait dernièrement : « la qualité ne fait plus recette ». .
En effet, crise de confiance sociale, mondialisation, accélération du changement, dégradation de l’environnement : les repères deviennent flous et désormais le chef d'entreprise est contraint de réduire sa vision au court terme. Dés lors, il doit ajuster en permanence sa place sur son marché, ce qui requiert toujours plus de financement, lui même soumis à l’exigence croissante des opérateurs financiers quant à la rapidité du retour sur investissement. D’aucun écarte alors la qualité des priorités stratégiques de l’entreprise. A l’opposé cependant, force est de constater que les entreprises les plus performantes sont celles qui ont investi bien en amont dans une dynamique qualiticienne, recueillant, a fortiori dans acette tension socio économique, les fruits de ce choix stratégique.
Si l’on m’interrogeait sur cet antagonisme, je dirai que la "qualité rentable et durable" existe et ne passe plus par une voie unique. Peu importe la manière de se servir de la qualité du moment qu'elle contribue à créer de la valeur ajoutée. Certes si cette approche doit s’adapter à la mouvance du contexte actuel, elle doit aussi s’accorder à ce qui produit cette valeur ajoutée : l’innovation. Comment surmonter alors le paradoxe qui veut qu’au moment de la création d’un concept ou lors du développement d’une niche, les repères de guidage des processus si précieux soient de fait, les moins nombreux.
Au delà des méthodologies, analyses de la valeur ou exigences fondées des normes, c’est avant tout un état d’esprit, une question existentielle sur qui nous sommes ou voulons être, et sur ce que nous voulons accomplir. Le credo, les volontés philosophiques d’entreprise se révèlent alors le principal repère de guidage où se paramètrent tout naturellement les mesures et contre-mesures que sont les processus. France Télécom avait la vision claire de devenir une véritable entreprise de services en déclarant « le client au cœur, le personnel au centre », je partage pleinement cette résolution pour le concept inédit de l’Etude Immobilière. C’est une finalité choisie et endossée qui justifie tous les moyens investis et à venir, et sur laquelle se construit chaque jour notre politique qualité.
Yves GILLET
Fondateur de l'Etude Immobilière.