20/06/2009 - LES LEURRES ET ERREURS DE LA FNAIM

Henry Buzy-Cazaux (ex dirigeant de la FNAIM) règle ses comptes avec Fédération Nationale de l'Immobilier. BFM relate les raisons de son départ avec moult détails. Le mythe propagé par la FNAIM est dénoncé : la fédération est malhonnête sur la gravité de la crise et sur les chiffres, qu’elle adoucit pour cacher la bulle, puis son dégonflement. Il ne faut pas lever le lièvre, c’est-à-dire inquiéter l’acheteur ignorant.
Mais 20 % de baisse, comme c’est le cas en Angleterre et aux Etats-Unis, et probablement en France, confirme qu’il y a bien eu "bulle" quand le retour en arrière est aussi brutal. Pour maintenir les gains de son réseau, la FNAIM pourrait donc jouer avec les mots et les chiffres et flouer les acheteurs sur la valeur de ce qu’ils achètent à l’instant T, c’est-à-dire un bien surévalué, basé sur des prix du “marché” truqués.
La FNAIM, qui a nié avec beaucoup d’aplomb et d’insistance l’existence de la bulle immobilière en France, n’a pas intérêt à faire apparaître une baisse proche de 20 % des prix du m², pour ne pas perdre la face, et s'évertue à créer artificiellement cet atterrissage en douceur tant promis. “Pas de krach, pas (eu) de bulle“, semble être la stratégie de la FNAIM aujourd’hui. Cela préserve le chiffre d’affaires tout en sauvant la face.
L'Etude Immobilière au travers de son PDG Yves Gillet a toujours affirmé sur les plateaux de BFM TV et radio la réelle décroissance du marché depuis 2008 et dénoncé les discours lénifiants et trompeurs de cet organisme, à la fois juge et parti de ses propres intérets.

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