Selon le secrétaire d’État au Logement, Benoist Apparu, la suppression du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier serait justifiée dans la mesure où cet avantage fiscal n’était pas pris en compte par les banques dans l’évaluation de la solvabilité de leurs clients.
"On dépense 3 milliards d'euros sans que les banquiers n'intègrent cet élément, alors que d'autres produits, comme le prêt à taux zéro, sont intégrés par les banquiers pour calculer ce que peuvent emprunter leurs compatriotes", a expliqué Benoist Apparu sur Europe 1.
Selon l’annonce faite en début du mois par la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, le crédit d'impôt sur les intérêts d’emprunts immobiliers sera remplacé par un prêt à taux zéro "renforcé" accordé aux primo-accédants, sans conditions de ressources.
"On va dépenser moins et on va être beaucoup plus efficace", a résumé Benoist Apparu les effets de cette mesure qui devrait être mise en place dés 2011.