10/02/2014 - Immobilier : la baisse des prix devrait se poursuivre en 2014

Le repli de la cote s’est poursuivi en 2013. Et quelle que soit l’évolution des taux des crédits, cette tendance devrait perdurer cette année.

 

Bis repetita ! Après un recul de 1,9% constaté en 2012, les prix des logements anciens ont de nouveau baissé de 1,8% l’an passé, à 2.568 euros le mètre carré, selon un célèbre réseau national. Preuve que le repli des taux d’intérêt des crédits aura seulement permis d’éviter l’effondrement du marché immobilier.

Et encore les étiquettes ont valsé dans plus de la moitié des régions (-7,7% en Franche-Comté, -6,4% en Basse Normandie, - 3,8% en PACA, - 3,8% en Bretagne…). Autre fait notable : à Paris, les prix de l’immobilier se sont tassés de près de 3,9% l’an passé. « C’est la première fois depuis 10 ans, que les tarifs baissent plus fortement dans la capitale que sur l’ensemble de la France », déclare un agent immobilier du réseau.

Partout dans l’Hexagone, le bras de fer a tourné à l’avantage des acheteurs. « Les acquéreurs comparent et éliminent systématiquement tous les biens qui sont proposés au-dessus des prix du marché ». Signe de ces tensions : l’allongement du délai de vente qui a grimpé en moyenne à 90 jours fin 2013 contre 78 jours en 2011, année où les transactions atteignaient des records !

Si le marché immobilier patine, c’est aussi et surtout parce que deux segments de marché sont au plus mal. L’an passé, les ventes à titre de placements – c’est-à-dire dans le but de louer – ont reculé de 7,5% (après une baisse de 5% en 2012), tandis que le marché des résidences secondaires a plongé de 6,3% ! Un désamour qui proviendrait notamment de l’absence de politique claire du gouvernement concernant l’imposition des plus-values, ainsi que par la hausse des contraintes que va faire peser la future loi sur le logement Duflot sur les bailleurs.

A quoi faut-il désormais s’attendre pour 2014 ? « Tout dépendra de l’évolution des taux des crédits »,pensent certains. A taux constant le marché devrait évoluer de la même manière qu’en 2013. En revanche, un léger renchérissement du coût du crédit enrayerait inévitablement les ventes et entrainerait une baisse des prix d’au moins 5% sur l’année…

Guillaume Chazouillères - Capital.FR - 06/02/14

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