18/11/2013 - Immobilier : faut-il acheter avant la fin de l'année?

Les taux immobiliers ne devraient pas s'envoler d'ici à la fin de l'année. Néanmoins, la fiscalité va se durcir et la visibilité se réduit... Autant de raisons d'acheter avant 2014.

Est-ce, oui ou non, le moment d'acheter? Les Français qui pensent à investir dans un bien immobilier reçoivent, en ce moment, une multitude d'informations, parfois contradictoires.

Jeudi 7 novembre, la BCE a décidé de baisser son principal taux directeur à 0,25%, offrant ainsi une "bouffée d'air" aux banques, nous explique Sandrine Allonier, responsable des études économiques de meilleurtaux.com. Suite à cette annonce, les professionnels de l'immobilier misaient sur une stabilité des taux jusqu'à la fin de l'année.

Mais coup de tonnerre vendredi 8 novembre, l'agence de notation Standard & Poor's a décidé de dégrader la note de la France. "Cela a contrebalancé l'annonce de la BCE", note Sandrine Allonier. Et si "cette décision de S&P n'est pas aussi importante que la BCE pour les banques", cela peut avoir des conséquences.

"Lorsque la France s'était faite dégradée en janvier 2012, le contexte était moins tendu donc l'OAT 10 ans – qui permet aux banques de déterminer les taux fixes des crédits immobiliers - ne s'était pas envolé", explique Sandrine Allonier. Aujourd'hui, la situation est différente. "La France se rapproche des pays du Sud", l'OAT 10 ans pourrait donc augmenter.

"Limiter la casse"

Néanmoins, si l'OAT 10 ans progresse, cela ne signifie pas que les banques vont répercuter cette hausse sur les taux de crédits immobiliers. "Aujourd'hui, les marges et le coût du risque sont plus maîtrisés". De plus, les transactions immobilières étant toujours très faibles, "les banques n'ont pas intérêt à augmenter drastiquement les taux immobiliers. Elles veulent surtout limiter la casse".

Pour Sandrine Allonier, les particuliers qui veulent acheter peuvent tranquillement attendre la fin de l'année. Mais pas plus tard! Et ceux pour deux raisons. Tout d'abord, actuellement les prix sont stables, "mais beaucoup de biens sont à vendre depuis l'été. Cela est long, les vendeurs sont donc plus enclin à négocier les prix". Ensuite, les droits de mutation vont augmenter l'année prochaine. Autant ne pas attendre qu'ils progressent. Par ailleurs, "nous n'avons aucune visibilité pour 2014". La situation pourrait donc se détériorer.

Pas d'affolement donc, mais il ne faut pas traîner non plus. La responsable des études économiques de meilleurtaux.com rappelle qu'"il n'y a pas de marché immobilier entre le 15 et le 30 décembre. Tout est à l'arrêt (banque, notaire, …)". Donc mieux vaut s'y intéresser avant.

"Depuis des mois une baisse de l’immobilier est annoncée, même attendue par les pouvoirs publics, ainsi les vendeurs sont dans une position d’ouverture quant à la valorisation de leur bien immobilier. En résumé nous nous trouvons sur une fenêtre d’investissement qui cumule l’ouverture des vendeurs sur une négociation de prix (par peur d’une baisse future), des conditions de financement extrêmement basses qui donnent du pouvoir d’achat aux acquéreurs", résume Jérôme Robin, président de vousfinancer.com

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